Les additifs d’Huile

Les additifs d’Huile

28 février 2024
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Techniques

Connaître les effets des produits de traitement de l’huile est un exercice de temps et de patience. Supposons que vous soyez l’une des rares personnes à posséder le même moteur pendant toute sa durée de vie utile, c’est-à-dire que vous l’achetiez neuf et que vous le conduisiez jusqu’à ce qu’il rende l’âme 10 ou 20 ans plus tard. Dans le cadre d’un essai clinique, deux moteurs identiques sont utilisés et exposés aux mêmes conditions chaque jour. L’huile de l’un des moteurs est traitée avec une marque particulière d’additif, mais l’autre moteur ne l’est pas. L’huile des deux moteurs est remplacée aux mêmes intervalles avec la même marque et le même indice de viscosité. Le nombre total de kilomètres parcourus sans problème constitue le critère de réussite, le terme “sans problème” signifiant qu’il n’y a pas eu de réparations majeures. Si les deux moteurs parcourent 200 000 miles sans problème, on peut en conclure que le recours au traitement de l’huile n’était pas nécessaire. Si les deux moteurs atteignent 300 000 miles, la même hypothèse est presque assurée. En revanche, si l’un des moteurs présente un problème majeur au cours des 100 000 premiers kilomètres, il faudra en imputer la cause au lubrifiant.
Il y a plusieurs points à prendre en considération. Le premier, la réussite en termes de temps et de kilométrage, est une question d’opinion. Pour certains, le cap des 100 000 miles peut marquer la fin du test, alors que ceux qui attendent 300 000 miles n’en sont qu’au tiers. Deuxièmement, le consommateur moyen ne peut pas soumettre deux moteurs identiques à des conditions de conduite identiques, à moins qu’il ne contrôle une flotte de camions de livraison ou de camionnettes. Troisièmement, 1 001 problèmes mécaniques peuvent entraîner la casse d’un moteur. La rupture d’une courroie de ventilateur à 7 dollars peut provoquer une panne thermique. Un traitement thermique ou un durcissement chimique de surface inégal peut fragiliser un vilebrequin à un endroit critique, ce qui peut entraîner sa rupture dans des conditions de conduite normales. Un usinage irrégulier ou une procédure d’assemblage défectueuse peuvent compromettre l’intégrité. Un joint de culasse peut lâcher sans raison apparente, etc.
Quatrièmement, des millions de voitures et de camions parcourent des millions de kilomètres sans problème sans bénéficier d’additifs d’huile.
Une certaine friction entre les segments de piston et les parois du cylindre, par exemple, est nécessaire. Si les segments perdent le contact avec les parois du cylindre, une quantité excessive de compression s’échappe dans le carter. Et comme il est impossible de traiter uniquement certains composants du moteur, aucune formule de réduction des frottements ou d’amélioration de la puissance ne peut être trop efficace.
Dans l’ensemble, il est toujours préférable de compter sur des vidanges fréquentes et non sur un traitement d’huile miracle pour assurer la longévité de votre moteur et de ses composants. Si vous avez besoin de la sécurité psychologique offerte par un bon additif et sa campagne publicitaire, foncez. Sinon, utilisez votre argent à meilleur escient.
Pour utiliser un additif d’huile moteur, il suffit de suivre les instructions du fabricant.

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